Torotoro n’était pas dans nos plans pour la Bolivie ou du moins, nous n’étions pas convaincus d’y aller. Nous hésitions entre faire ce petit détour ou aller directement à Sucre pour prendre quelques jours relax avant le Salar. Cependant, en regardant les options d’activités, la possibilité de faire de la spéléologie et de marcher sur les traces des dinosaures nous attiraient. C’était un ➕ pour créer un moment marquant avec les enfants! Petit caucus familial et c’était décidé, nous irions à Torotoro. Encore fallait-il trouver un moyen pour s’y rendre. Parce que, voyez-vous, Torotoro c’est comme le Jurassic, un vrai monde perdu avec des dinosaures en plus. 🦖

La route pour Torotoro

Pour se rendre à Torotoro, le point de départ est la ville de Cochabamba. Nous n’avons pas trop flâné dans la ville puisqu’elle n’a pas beaucoup d’attrait mise à part une gigantesque statue du Christ. Moins populaire que celle de Rio, mais elle est quand même plus haute! Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’aller la voir puisque nous sommes arrivés le soir et qu’il fallait repartir le lendemain matin très tôt. Par contre, le soir, nous avons été en mesure de profiter de la grande diversité de la bouffe de rue qu’on peut retrouver dans la ville. Bizarrement, nous avions plus de variétés là-bas que dans les rues de La Paz. Alors, à défaut, de visiter avec les yeux, nous avons visité avec notre estomac! C’est aussi ça un tour du monde!

Le lendemain de notre arrivée, nous prenons un taxi pour nous diriger vers le terminal des collectivos (combis) qui font le trajet vers Torotoro. Nous croisons les doigts pour qu’il y ait d’autres personnes à notre arrivée (Il faut être patient puisque le transport se fait uniquement quand le van est plein). La chance n’était pas de notre côté ce matin-là puisque à notre arrivée, il y avait seulement une jeune Allemande du nom de Paola et comble de notre malheur, elle attendait déjà depuis près d’une heure et nous étions les premiers à se joindre à elle 😩. Qui dit temps d’attente, dit moment pour faire connaissance! Alors, nous prenons notre mal en patience et profitons du moment pour découvrir un peu l’histoire de Paola. Une bonne chose puisqu’elle fera partie de notre équipe canado-franco-allemande pour nos différentes visites à Torotoro.

Après une attente d’au moins deux heures (c’est long quand il y a rien à faire à part attendre!!), nous avons finalement le nombre suffisant de partenaires de voyage pour débuter notre trajet. Tout le monde embarque dans le véhicule, nos sacs sont chargés sur le toit et nous allons même transporter un peu de marchandise qui dictera nos choix de repas durant notre séjour là-bas. Nous sommes assez ouverts en terme de nourriture et de conditions sanitaires. Mais quand les poulets morts sont mis dans une poubelle sur le toit du véhicule et que le trajet dure plus de 4 heures 30 minutes avec un soleil de plomb qui tape sur le toit, tu te dis qu’il faudrait peut-être mieux éviter d’en manger une fois à destination. 🤢

Non seulement le trajet est long, mais en plus il passe par une route (qui semblait en construction lors de notre passage) cahoteuse à souhait. Rien à envier aux chaises de massages robotisées! Notre dos était en compote. Sans conteste, le pire trajet de notre périple!

Durant le trajet, nous voyageons avec des Boliviens et nous pouvons constater à quel point leur conscience environnementale n’est pas au même niveau que la nôtre. Bon d’accord, ils ont d’autres préoccupations avant de penser à l’environnement, mais quand même! Voir une petite fille et un jeune garçon jeter par la fenêtre de la voiture leurs déchets en cours de route (canettes, papiers, etc.), c’est un peu beaucoup décevant. Ils ont un si beau pays et ils en font un dépotoir à ciel ouvert. Vraiment dommage puisque ces mêmes paysages, qui sont beaucoup plus magnifiques sans les déchets, pourraient tellement aider les habitants à améliorer leur situation. À défaut que les Boliviens en prennent conscience, ça permet à nous pauvres petits touristes de réaliser qu’il faut redoubler nos efforts à la maison pour faire une différence encore plus grosse et inspirer des changements.

Le monde perdu

Arrivés à Torotoro, nous nous séparons de Paola afin de rejoindre nos hôtels respectifs. À ce moment, nous sommes sur le point de découvrir que Torotoro est vraiment un monde perdu pour des Occidentaux comme nous.

Nous avons pris le seul hébergement de la place avec du WiFi dans l’espoir de faire un peu de planification pour la suite du voyage. Petite surprise en arrivant, nous apprenons qu’il y a seulement une borne WiFi pour tout le village et que notre hôtel est situé à côté. Cependant, il faut absolument se déplacer à la borne, avec la propriétaire, insérer la clef d’activation et espérer que ça fonctionne pour profiter du WiFi de l’hôtel! 🤔 Lors de notre seul essai, un soir pour vérifier si notre plus jeune avait choppé une maladie, nous n’avons jamais été en mesure de nous connecter et nous n’avons pas trop compris pourquoi!?!? Bon tant pis, nous pouvons quand même survivre à quelques jours sans WiFi et Jacob ne devrait pas mourrir pour quelques boutons! 🤞

L’après-midi de notre arrivée, nous partons d’abord à la recherche d’un guichet automatique (ATM). En questionnant la responsable de notre hôtel, elle nous apprend qu’il n’y a pas de banque ou de guichet à Torotoro. Tout doit être payé en argent comptant!!! 😳 David passe proche de l’infarctus en entendant ça puisque nos réserves étaient un peu juste avant de partir et nous allons probablement être à court d’argent avant notre départ de Torotoro … Bon, à ce moment, nos options sont assez peu nombreuses: soit de ne pas faire d’activités comme prévu, ce qui va un peu pas mal à l’encontre du but de notre séjour ici ou sinon trouver de l’argent d’une façon quelconque. En fait, l’absence de guichet, c’est assez logique puisque sans internet, pas de connexion avec le reste du monde. Le Jurassic, vraiment!!! En questionnant un peu partout en ville, nous découvrons qu’un des restaurants sert également de bureau de change, mais qu’il accepte seulement de l’argent US. Coup de chance, notre réserve en cas de pépin est justement en dollars US!!! Nous ne pensions pas en avoir de besoin si tôt, mais au moins, notre séjour à Torotoro est sauvé! 🤑

Torotoro - La ville
Un vrai petit village perdu
Torotoro - Autour de la ville
Dans un décor incroyable
Torotoro - Premier dinosaure
Les pauvres, ils ne savent pas le danger qui se pointe …

Avec notre nouvelle fortune en poche, nous allons marcher dans le village afin de repérer les restaurants et de mieux connaître notre nouveau chez nous des prochains jours. Sur la route, nous croisons deux Québécois et puisqu’ils sont assez rares depuis le début de notre aventure, nous décidons de piquer une petite jasette. Ils nous font un petit compte-rendu pour nous aider dans l’organisation de nos activités du lendemain et finalement, ils nous invitent à se joindre à eux et à un groupe d’Allemands pour le souper. Invitation que nous acceptons avec plaisir puisque nous sommes toujours partants pour du social entre adultes (24 heures sur 24 avec les enfants, ça peut être lourd à la longue!!!). Nous avons donc rendez-vous à l’un des trois restaurants de la ville qui ont de l’allure. Sur les trois restaurants, il y en a deux dont la pizza est la spécialité. Il faut vraiment prendre celui à la droite du marché parce que comme vous allez lire plus loin, celui en face offre toute une expérience!!! Pour cette première soirée, heureusement, nous allons à la bonne pizzeria. La soirée fut très agréable autant avec les Allemands qu’avec les Québécois. Nous nous disons au revoir à la fin de la soirée puisque pour eux, c’est demain le départ de Torotoro.

Des dinosaures, mais pas beaucoup de touristes

Nous nous levons au petit matin pour être au bureau des expéditions un peu avant l’ouverture. C’est une étape indispensable puisque voyez-vous à Torotoro pour faire des activités, il faut remplir deux conditions:

  1. Obtenir un guide puisque sans eux, pas de visite possible.
  2. Former un groupe avec d’autres touristes puisque les prix sont fixes et donc, plus vous êtes de monde, moins c’est cher.

À notre arrivée, nous retrouvons Paola qui attend aussi de former un groupe comme nous et sans hésitation, nous combinons nos efforts. Notre groupe est maintenant de 5. Il nous manque deux personnes pour avoir un groupe complet et nous croisons les doigts pour rencontrer d’autres touristes puisqu’ils se font assez rares à Torotoro. Quelques minutes plus tard, nous sommes chanceux puisque Paola a trouvé un petit couple de Français qui accepte de se joindre à nous pour les deux prochains jours. C’est donc avec Paola, Sarah et Richard de son vrai nom Charles (Richard et Charles c’est pas du tout pareil, mais nous avions compris Richard et lui comprenait Charles quand nous lui parlions. La confusion a duré la moitié de la journée jusqu’à ce qu’on se rende compte que nous étions les seuls à l’appeler Richard. 🤦‍♂️) que nous partons à l’aventure.

Cuida de Ita et spéléologie à Umajalanta

Pour notre première journée d’excursion, nous convenons à l’unanimité d’aller au plus loin en premier et de faire la Cuida de Ita et la caverne Umajalanta. C’est la seule activité où nous aurons besoin d’un 4X4 pour s’y rendre. On s’entasse donc à neuf dans le véhicule direction les montagnes. La route est assez courte et nous arrivons rapidement à la formation rocheuse de la Cuida de Ita. Elle n’a l’air de rien au premier abord, mais une fois qu’on s’engouffre dans les différentes pièces, on se rend compte à quel point les formations sont impressionnantes. C’est fou ce que la nature peut faire! Nous passons quelques heures avec notre guide à explorer l’intérieur et le dessus de cette merveille de la nature. Même les enfants sont ravis avec toutes les parois à escalader ou à surmonter.

Torotoro - Cuidad de Ita
Les cathédrales de la Cuidad de Ita sont encore plus magnifiques en vrai!

Nous remontons dans le 4X4 afin de redescendre la montagne vers l’attraction du jour pour les enfants: la spéléologie dans la caverne Umajalanta. Casque de spéléo pour tous, petites collations et c’est parti pour la grande aventure. Les enfants sont excités et nous aussi il faut l’avouer! Ce n’est pas tous les jours qu’on va dans les entrailles de la Terre. L’exploration commence mollo avec quelques roches à descendre à la lumière de nos casques, mais ça devient vite du sport. Francisco notre guide demande au groupe si nous voulons la route facile ou la route normale. Les enfants sont surexcités et donc, pas le choix ça sera la route normale! Charles, aussi connu sous le nom de Richard, sera le cobaye parce que si lui passe, tout le groupe passe. Il faut comprendre que Charles est grand (quoique à notre grandeur, pas mal tout le monde est plus grand) et que le passage est très, mais vraiment très étroit et avec des obstacles. Il faut voir la vidéo pour comprendre la petitesse du chemin. Quand David avec ses 5 pieds 6 pouces et demi (oui, elle est importante la demie) a de la difficulté à se faufiler dans la craque, c’est que le chemin est vraiment petit.

À mi-chemin, Charles et David peinent toujours à avancer tandis que derrière, il y a Benjamin et Jacob qui sont à deux de large dans la craque et qui sont tordus en deux en voyant la difficulté que les grands ont avec cet obstacle qui pour eux n’en est pas un! Un peu frustrant pour les adultes, mais c’est le bonheur de voir les enfants prendre leurs pieds. L’aventure dure presque deux heures et nous avons la chance d’observer des poissons aveugles au plus bas de la caverne. Vraiment, nous misions gros sur la caverne et c’est un succès sur toute la ligne.

Torotoro - La gang de spéléologues
Les aventuriers de la caverne

Nous sommes vidés de notre journée et chaque membre du groupe décide de prendre la soirée relax afin de refaire nos forces pour le trek du lendemain matin. Nous décidons d’essayer l’autre pizzeria de la ville qui est à deux pas de notre hôtel (comme toutes les choses à Torotoro d’ailleurs). Notre serveur, et nous découvrirons plus tard qu’il est aussi notre cuisinier, a le même âge que les enfants. Nous ne sommes pas rassurés, mais il y a d’autres clients, alors on se dit que ça doit être mangeable! Les garçons commandent une pizza et la maman commande la soupe qui semble la seule chose sans gluten du menu. Nous prenons bien le temps de spécifier à notre jeune serveur qu’il ne faut pas de farine de blé, de pain ou de pâte dans la soupe sinon elle ne peut pas en manger. Il nous confirme avec vigueur qu’il n’y en a pas et nous croisons les doigts qu’il a vraiment compris.

Le service est un peu long et maman reçoit finalement sa soupe. Elle passe à peine sa cuillère dans la soupe et nous voyons plein de pâtes remonter à la surface. Nous faisons signe au serveur de venir, nous lui montrons les pâtes et il est toujours aussi convaincu qu’il n’y a pas de pâtes. Nous ne sommes pas diplômés en terme de pasta, mais on sait reconnaître des pâtes quand nous en voyons. Il n’y a pas de doutes, ce sont des pâtes. Du haut de ses dix ans, le serveur n’en démord pas et il retourne à la cuisine, on ne sait pas trop pourquoi! Il revient avec une enveloppe et nous montre les ingrédients en pointant avec convictions le mot spaghetti et en réaffirmant qu’il n’y a pas de pâtes … 😧 … nous hésitons entre admettre notre défaite ou expliquer à notre cuisinier que du spaghetti jusqu’à preuve du contraire, c’est aussi des pâtes! Nous abdiquons d’autant plus que nous sommes encore plus sur le cul d’apprendre que la soupe est une soupe en sachet. Rien de plus savoureux après une longue journée d’efforts!!! Assez d’aventure pour aujourd’hui, aller hop dodo.

Sur les traces des dinosaures

Nous nous levons tôt afin de prendre le petit déjeuner au marché en face de l’hôtel. C’est un déjeuner local et à un prix ridiculement bas. Le budget est content et notre estomac aussi! (surtout celui de Geneviève qui n’avait rien mangé la veille) Nous avons une demi-journée de marche devant nous afin de découvrir les traces de dinosaures, le canyon de Torotoro et El Vergel. Nous ne devons pas trop tarder puisque ensuite, toute la troupe va prendre un transport pour retourner à la civilisation à Cochabamba. Nous partons tous dans une direction différente et chacun espère pouvoir prendre un bus de nuit si nous n’arrivons pas trop tard.

C’est donc dans cet esprit que nous débutons notre marche. Nous sommes un peu mal à l’aise puisque Francisco (notre guide) nous dit que sa grand-mère est décédée la veille. Nous hésitons à poursuivre, mais nous convenons finalement que s’il est avec nous, c’est que ça lui va aussi! La découverte des traces de dinosaures avec les explications de Francisco est fascinante pour tous sauf Jacob qui préfère jouer dans la terre. Benjamin est attentif même si les explications sont en espagnol suivi de la compréhension de chacun des membres du groupe (et même souvent d’une performance de mime de Francisco). Les parents sont débinés puisque nous comptions sur cette activité pour intéresser les enfants, mais 1 sur 2, c’est mieux que rien! Chaque petite victoire compte!!!

Torotoro - Sur les traces des dinosaures
Devinez qui est passé juste avant nous?
Torotoro - Marcher sur les traces
Sur les traces des dinosaures carrément!!!

La marche est agréable sur le lit de la rivière qui est asséchée durant cette période. Après quelques heures, nous arrivons au point de vue sur le canyon qui est vraiment, mais vraiment impressionnant. Même David qui a vu le Grand Canyon est impressionné par la beauté de celui de Torotoro. L’extase est de courte durée puisque Francisco nous annonce qu’il faudra descendre jusqu’en bas du canyon pour profiter de El Vergel et de son point d’eau. Et c’est parti pour une longue descente qui n’est pas si pire (pas trop dure) jusqu’au moment où on réalise qu’il faudra remonter par la suite. Pour les adultes, c’est déjà une idée pénible, alors nous gardons cette information le plus longtemps possible pour nous. Toute astuce est bonne pour éviter de saper le moral des enfants trop rapidement!

Torotoro - Canyon en haut
Le canyon est spectaculaire vue du haut …
Torotoro - Canyon en bas
Et d’en bas!

Nous descendons avec l’espoir de profiter de la source d’eau pour se rafraîchir une fois en bas. Espoir qui ne se réalisera jamais puisque l’eau est glacée et que le fond du canyon est à l’ombre. Le seul courageux est Jacob qui semble n’être aucunement affecté par la température de l’eau. Tant mieux! À défaut d’apprécier les traces de dinosaures, il se sera au moins baigné! La pause est quand même appréciée. Ce n’est pas tous les jours qu’on relaxe dans le fond d’un canyon. Comme anticipée, la remontée est pénible. Il faut motiver Jacob à coup de petits mensonges: « Oui, nous sommes presque arrivés. », « Il n’en reste plus beaucoup. » ou encore « Je vois le sommet ». Une chance qu’il ne maitrise pas encore tout à fait les distances et la notion du temps! Ça aura été un peu plus long, mais la stratégie fonctionne et tout le monde réussit à atteindre le haut du canyon sans porter d’enfants sur son dos. La marche du retour est beaucoup plus rapide et nous arrivons à l’heure prévue dans le village. Tout le monde retourne chercher ses bagages avant de se rejoindre au départ du transport.

Torotoro - Gollum
Mon précieux … au fond du canyon, la seule créature assez folle pour se baigner.

L’agence nous confirme que nous aurons un transport pour le groupe dans moins d’une heure. Le timing est parfait. Il faut juste attendre un peu puisqu’il sera plus facile de passer vers deux heures, nous dit-elle. Au début, nous n’en faisons pas de cas. Les délais sont courants en Bolivie. Par contre, en voyant notre chauffeur prendre une route alternative pour éviter le pont (on s’entend, il y a personne à Torotoro, donc la route est libre) et déplacer la barrière qui bloque la route comme un voleur sans arrêter le moteur, nous comprenons qu’il y a quelque chose de louche. La route se fait bien, nous croisons un minimum de voitures et un nombre impressionnant de vélos toujours en passant par des petits chemins. Arrivés au terminal d’autobus, c’est la cohue. Il y a du monde partout, les gens se bousculent pour acheter des billets. Complètement l’opposé de notre arrivée quelques jours plus tôt, alors qu’il n’y avait personne. C’est à n’y rien comprend, ça doit être ça la Bolivie!

C’est finalement en attendant notre bus, dans la foule, collé sur une autre famille francophone que nous finissons par comprendre (nous les croiserons d’ailleurs à nouveau à Atacama au Chili). Aujourd’hui, c’était une journée sans voiture partout en Bolivie! Pas de voitures sur les routes et encore moins de bus. Ce qui explique le comportement louche de notre chauffeur, les vélos sur les routes et la cohue des transports au terminal d’autobus. Normalement, nous n’aurions même pas dû partir de Torotoro avant 18 heures du soir. Grâce aux manigances de notre chauffeur, nous arrivons alors que les transports ont repris il y a seulement une heure et tout le monde se garroche pour prendre un bus. C’est tellement la cohue qu’il faut presque un miracle pour trouver le nôtre et il y a même des gens à nos places dans le bus. Une chance, la responsable des billets s’assure de rétablir l’ordre et nos places sont les bonnes. Nous pouvons partir en paix vers Sucre ou du moins c’est ce que nous croyons … Notre bus est de nuit et nous avons la joie d’accueillir un autre pasteur encore plus zélé. Il nous fera des sermons pendant une heure avant de débuter des chansons religieuses pendant deux autres heures. Un vrai calvaire! À bien y penser, nous étions bien avec les dinosaures!

Pour toutes les photos et vidéos, allez voir nos albums sur Facebook.

Pour faire comme nous !

1 BOB = 0,19 CAD

Hébergement

La Fontaine à Torotoro, 260 BOB / jours (49,25$ CAD) pour une chambre avec salle de bain privée et petit-déjeuner. L’hôtel est bien pour un passage rapide et elle est proche d’une rue assez bien garnie en bouffe de rue. Comme pour la plupart des hébergements en Bolivie, nous négocions sur place pour obtenir un meilleur prix.

Hostel Eden, 150 BOB / jours (28,42$ CAD) pour une chambre avec salle de bain privée. En face du marché dans lequel vous pouvez prendre votre petit déjeuner pour presque rien. Le wifi est inclus dans le prix, mais il faut aller à la seule borne de la ville avec l’hôte. Nous n’avons pas été en mesure d’avoir du WiFi durant notre séjour.

Nourriture

Sham Shawarma à Cochabamba 28 BOB (5,30$ CAD) pour un shawarma format adulte et un format enfant avec une liqueur. Un super choix surtout quand on veut faire différent de la bouffe Bolivienne.

Pizzeria #1 à droite du marché à Torotoro 125 BOB (23,68$ CAD) pour trois bons repas partagés à quatre. Un très bon choix étant donné le peu de variété de restaurant dans la ville. Nous étions avec d’autres voyageurs et il y a moyen de s’en sortir pour un peu moins cher.

Marché de Torotoro 17 BOB (3,22$ CAD) pour quatre déjeuners avec buenelo (des genres de crêpes), des oeufs, du jambon et un café. Une vraie aubaine pour un déjeuner presque complet.

Resto italien à Torotoro entre l’hôtel Eden et la borne WiFi 75 BOB (14,21$ CAD) pour l’un des pires repas de notre séjour en Bolivie (voir l’article). À éviter!!!

Panchita. Cochabamba 83 BOB (15,72$ CAD) pour quatre repas de style poulet frit Kentucky. Pas le choix, il n’y a pas grand choix à la gare des autobus et nous avions seulement une heure pour manger.

Visites

Entrée dans le parc à Torotoro 100 BOB (18,95$ CAD) par adulte et gratuit pour les enfants de 10 ans et moins. C’est obligatoire afin de faire les excursions dans le parc de Torotoro. Si vos enfants sont petits comme les nôtres, vous pouvez tricher un peu sur l’âge puisqu’il ne vérifie pas.

Excursion à la Cuidad de Ita et dans la caverne Umajalanta 530 BOB (100$ CAD) pour un groupe de 6 à 7 personnes. Vous partagez la facture entre les membres du groupe. Nous avons payé environ le 3/7 puisque les enfants sont petits. Le guide est obligatoire et l’excursion se fait en 4X4. Il faut prévoir toute la journée. Vraiment un des moments forts de notre aventure en Bolivie. Les enfants ont pris leurs pieds dans la caverne. Il y a un frais de 5 BOB ($0,95 CAD) par adulte pour entrée dans la Cuidad de Ita et un frais de 12 BOB ($2,27 CAD) pour l’entrée dans la caverne et pour le matériel de spéléologie.

Trek sur les traces de dinosaures et dans El Vergel à Torotoro 40 BOB (7,58$ CAD) pour notre portion dans un groupe de 7. Les prix sont par groupes avec le guide inclus. Le trek débute avec les traces de dinosaures pour ensuite longer la rivière jusqu’au canyon et finalement, une descente pour voir El Vergel. Le tout durant une demi-journée environ. L’excursion est assez facile sauf la descente du canyon qui peut être difficile pour les genoux et remonter le canyon demande aussi un certain effort, bien évidemment!

Transports

Autobus La Paz vers Cochabamba avec Bolivia, 20 BOB (3,79$ CAD) par personne. Un des pires trajets de notre séjour. Ce n’était pas la fin du monde, mais nous avions trop d’arrêts pour rien et un pasteur à prêcher la bonne nouvelle pendant au moins une heure. Essayer une autre compagnie à moins de ne pas avoir le choix.

Mini-van Cochabamba vers Torotoro, 35 BOB (6,63$ CAD) par personne. C’est un genre de collectivo qui démarre lorsque le mini-van est plein. Nous en avons eu pour deux heures d’attente. Le trajet est d’environ quatre heures trente sur une route cahoteuse. Vous allez mériter votre Torotoro. Lors de notre passage, il y avait des travaux pour refaire la route. Ce sera peut-être mieux maintenant! Le prix et les détails sont exactement les mêmes pour le retour. Il y a deux trois agences qui offrent le service dans la ville. Arrangez-vous avec votre groupe pour privatiser un mini-van.

Autobus Cochabamba vers Sucre avec Trans. Copacabana , 137 BOB (25,95$ CAD) par personne. Le prix était exorbitant comparativement à notre trajet vers Cochabamba, mais il n’y avait pas d’autres options. Un peu mieux que Bolivia puisqu’il n’y avait pas dix mille arrêts. Par contre, nous avons encore eu droit à un pasteur qui après avoir prêché la bonne nouvelle pendant une bonne heure, a poursuivi avec des chants pas très mélodieux pendant un deux autres heures. Ça passe dans un bus de jour, mais dans un bus de nuit, c’est un peu plus fatigant!

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